Néoplasie des ovaires

Les néoplasies ovariennes peuvent se diviser en 3 grandes catégories : épithéliales, germinales et stromales. Les néoplasies germinales comptent pour environ 10-15% de toutes les néoplasies d'origine ovarienne alors que les néoplasies stromales, beaucoup plus rare et représentent seulement 5-10%. Les néoplasies épithéliales comptent pour environ 80-85% de toutes les néoplasies ovariennes et sont le mieux connues.

Les néoplasies germinales se présentent à un âge plus précoce (enfants, adolescentes et jeunes adultes). La majorité des patientes se présenteront avec un stade précoce et le pronostic est différent des néoplasies épithéliales. Le traitement par chimiothérapie sera aussi différent, s'il est nécessaire. Les variétés les plus fréquentes sont : le dysgerminome, le tératome immature, le sinus endodermique, le choriocarcinome, le carcinome embryonaire et le polyembryome.

Les néoplasies stromales sont les plus rares et peuvent avoir un potentiel de malignité indéterminé. La néoplasie la plus fréquente est sans doute la tumeur de la granulosa que l'on retrouve tant chez la patiente jeune que chez la patiente ménopausée. Cette catégorie de tumeur peut sécréter parfois des hormones (féminines ou masculines) et parfois peut générer des symptômes qui demanderont une consultation.

Les néoplasies épithéliales sont les plus fréquentes et dans une bonne proportion de cas les patientes seront ménopausées au diagnostic. Environ 75% des patientes se présenteront à un stade avancé et nécessiteront un traitement supplémentaire sous forme de chimiothérapie. L'origine des cancers épithéliaux de l'ovaire n'est pas entièrement élucidée. Les théories actuelles concernant le sous-type séreux, semblent orienter vers une origine tubaire primitive.

Les symptômes d'une néoplasie ovarienne avancée sont vagues et peu spécifiques : ballonnement abdominal, augmentation du volume abdominal, constipation et malaise abdominal. Les tumeurs précoces peuvent être asymptomatiques.

Le diagnostic se fait habituellement en combinant l'examen clinique, les évaluations radiologiques (échographie, tomodensitométrie, PET-scan, ...) et biochimiques. Néanmoins, même si la suspicion clinique est en faveur d'une néoplasie ovarienne, une confirmation histo-pathologique (chirurgie ou biopsie) ou cytologique est requise avant d'amorcer un traitement de chimiothérapie.

Dans la majorité des cas, la séquence de traitements permet de faire une chirurgie en premier lieu ayant pour but d'enlever la majorité de maladie et de compléter avec une chimiothérapie pour 6 à 9 cycles. Une chirurgie maximalement cytoréductrice est associée à un meilleur pronostic mais est parfois impossible à réaliser. L'évolution des néoplasies ovariennes épithéliales sera entrecoupée par des périodes de rémission de durées variables et de récidives.

Beaucoup d'énergie, de ressources sont en place pour faire avancer la recherche et permettre l'obtention de meilleurs traitements et d'améliorer la survie des patientes atteintes de ce type de cancer.

L'Hôtel-Dieu de Québec participe activement aux efforts de la communauté scientifique dans ce domaine au niveau provincial et national. L'équipe d'oncologie gynécologique est activement impliquée dans la recherche clinique (protocoles de recherche) et dans la recherche fondamentale avec l'équipe du Docteur Dimcho Bachvarov du Centre de Recherche en Oncologie (CRCEO) de l'Hotel-Dieu de Québec. Une banque de tumeur est également en place pour favoriser la recherche fondamentale.

 

Cancers Héréditaires:

La majorité des cancers de l'ovaire sont sporadiques, cependant 5-10% des cancers sont héréditaires et associés à des mutations génétiques.  L'association entre le cancer de l'ovaire et du sein est très importante.  L'équipe de l'Hôtel-Dieu de Québec participe avec les spécialistes du Centre Deschesnes-Fabia pour l'évaluation des patientes à risques de mutations génétiques:  dépistage, test  génétitque, discussion, suivi et traitements.

 

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Hôpital Hotel-Dieu de Québec

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